Cet été est crucial pour les chrétiens irakiens

Maintenant que la Plaine de Ninive est libérée, les chrétiens vont-ils retourner dans leurs villages ? Beaucoup prendront leur décision à la fin de cet été.

68 % des déplacés de Karakoch souhaitent rentrer

« Voulez-vous retourner dans votre village ? » Ils ont répondu oui à 68% ! « Ils », ce sont 1 000 habitants ayant fui Karakoch devant l’invasion du groupe État Islamique en 2014 et à qui la question a été posée récemment.

Mais tout n’est pas si simple. Car beaucoup de ces habitants ont demandé un statut de réfugié à l’ONU. Ils devraient connaître la réponse d’ici à la fin août. Si leur demande est acceptée, reviendront-ils quand même ? Pour l’instant, environ 150 familles sont revenues s’installer à Karakoch, un village chrétien de la plaine de Ninive libéré en octobre 2016.

Le gouvernement veut les forcer à rentrer

Les autorités ont déclaré : « Vos villes sont libérées, elles sont toutes libérées. À la fin de l’année scolaire, vous devrez repartir chez vous. Sinon, vos enfants ne seront pas admis dans les écoles pour personnes déplacées après l’été. »

Encore une fois, tout n’est pas si simple, comme le relate un de nos partenaires sur place : « Il faut qu’il y ait une zone plus sécurisée. Nous connaissons des villages autour de Karakoch où des combattants du groupe État Islamique ont été repérés. Tant que ces rumeurs continueront de se propager, les gens tarderont à repartir. »

Des centres pour aider les familles à se réinstaller

« Actuellement, nous nous occupons de trois de ces centres : 1 à Karamles, 1 à Bartella et 1 pour Bashika et Karakosh », explique notre partenaire sur place. « Maintenant nous avons une liste de 350 familles environ qui veulent retourner chez elles. Mais quelque chose les retient. J’espère qu’à la fin de l’été, elles auront pris leur décision ; nous sommes prêts à aider réellement ceux qui veulent rentrer. »

Nous travaillons avec les églises locales sur la base de 3-4 comités inter-églises sur l’ouverture de centres dans les villes. Ceux qui veulent rentrer s’inscrivent et grâce aux comités, ils peuvent revenir chez eux, recevoir de l’aide ou même passer la nuit dans ce centre pendant qu’ils réparent leurs maisons.

  • Avant l’arrivée de Saddam Hussein (à la fin des années 1970), il y avait entre 1,5 et 2 millions de chrétiens en Irak. Aujourd’hui, il n’en resterait plus que 205 000 à 210 000.
  • Prions pour qu’une présence chrétienne subsiste dans le pays afin de témoigner de l’amour de Dieu aux habitants.