Syrie : « La guerre nous a appris la patience »

« Je vois beaucoup de parallèles entre le livre d’Habakuk et ce que nous vivons ici. » Le pasteur Edward habite à Damas en Syrie. Depuis 6 ans son pays est en guerre. Lui et sa famille sont restés. Il partage avec nous les leçons qu’il a apprises de ces temps très sombres.

Dieu ne répond pas à la question : « Encore combien de temps ? »

« Habakuk a appris à demander à Dieu de l’aider dans des temps très sombres. Il demande à Dieu : ‘Combien de temps dois-je demander de l’aide ?’ Il attend avec impatience la réponse de Dieu. Nous avons la même expérience. En tant que chrétiens syriens, nous avons crié à Dieu, nous avons attendu qu’il réponde. En tant qu’église, nous nous sommes réunis, nous avons prié, mais il n’y a pas eu de réponse du ciel.

Comme Habakuk, nous avons crié : ‘Combien de temps, ô Seigneur, faut-il appeler à l’aide sans réponse ?’ Nous avons crié : ‘Où es-tu Seigneur ?’ La guerre continue, les gens ont peur, ils sont désespérés. Nous voyons l’obscurité couvrir notre pays. Combien de temps Seigneur ?’

La réponse de Dieu n’est pas toujours celle qu’on attend

La réponse que Dieu a donnée à Habakuk le déçoit : Il enverra un ennemi puissant pour envahir le pays et prendre de nombreux prisonniers.

Nous aussi, nous voyons cela arriver dans notre pays. Après le régime et les rebelles, les islamistes sont venus envahir notre pays avec violence. Nous avons prié : ‘Seigneur, pourquoi nous faire regarder l’injustice ? Pourquoi tolères-tu le mensonge ?’

Apprendre à attendre et écouter Dieu

Nous, en tant qu’église en Syrie, avons appris à attendre et à écouter ce que Dieu veut dire. L’attente n’est pas facile, il est douloureux d’attendre, d’être patient et de faire confiance à la souveraineté de Dieu. Oui, nous avons parfois le sentiment que Dieu n’écoute pas, mais ce n’est pas le cas. Dans notre attente, nous devons regarder à nous-mêmes, aux motivations profondes de notre cœur et à notre relation personnelle avec Dieu. Attendre sous cette pression, cela change notre caractère. Un changement de caractère n’est pas quelque chose qui arrive rapidement, c’est un processus lent avec un grand résultat. Comme il est écrit dans Habakuk 2 : 4 : ‘Le juste vivra par sa foi’.

Aidez-nous à atteindre les 50 000 signatures !

Nous avons atteint plus de 44 600 signatures sur 50 000 ! Aidez-nous à donner de l’espoir aux chrétiens persécutés de Syrie et du Moyen-Orient dans son ensemble. Parlez-en autour de vous ! Faites signer la pétition à vos proches !